11.10.2007

La dernière chanson du dimanche

10.10.2007

Ridicule de situation...

Un Saoudien a répudié sa femme qui regardait seule un programme de télévision présenté par un homme, rapporte le site Elaph. Considérant que son épouse s’était isolée avec le présentateur de l’émission et avait donc commis un péché, l’homme a demandé le divorce. Après avoir cherché à le convaincre de revenir sur sa décision, la justice lui a finalement donné gain de cause. Le wahhabisme, doctrine très stricte de l’islam en vigueur en Arabie Saoudite, interdit formellement à une femme de rester seule avec un homme qui ne soit pas de sa famille proche, rappelle l’AFP. Même si cet homme se trouve de l'autre côté de l'écran?

03.10.2007

Cher mr Poutine...

Le président russe, Vladimir Poutine, le 10 février 2007. | AP/FRANK AUGSTEIN
A la surprise générale, le président russe Vladimir Poutine a dévoilé, lundi 1er octobre, une partie du scénario mis en place pour sa propre succession. Selon la Constitution, Vladimir Poutine, 54 ans, ne peut se représenter à l'élection présidentielle de mars 2008 après ses deux mandats successifs (2000-2004 et 2004-2008). "Changer la Constitution pour un seul homme ne serait pas correct", a-t-il répété lundi devant les 500 délégués du parti pro-Kremlin Russie unie, réunis en congrès à deux pas de la place Rouge.
Comme le faisait remarquer récemment un commentateur : "Poutine s'en va mais il veut rester". C'est pourquoi il n'exclut pas de devenir premier ministre et de laisser son fauteuil présidentiel à l'un de ses fidèles, "un homme honnête, capable, efficace et moderne avec lequel je pourrais travailler en équipe", a-t-il déclaré depuis la tribune centrale du congrès. La plupart des commentateurs moscovites pensent qu'il pourrait s'agir de Viktor Zoubkov, l'actuel premier ministre, un ancien spécialiste de l'investigation financière, proche du président.

L'homme présente le bon profil. Plus tout jeune – 66 ans –, il apparaît comme dénué de toute ambition politique. Ce n'est pas lui qui pourrait faire de l'ombre à son mentor.

A peine nommé premier ministre, M. Zoubkov a fait part de ses ambitions présidentielles, un message qui n'est pas passé inaperçu. Pour que ce scénario se réalise, "Russie unie doit gagner les élections législatives à la Douma le 2 décembre", a martelé le président dans un discours retransmis par toutes les chaînes de télévision.

Pour assurer la victoire de Russie unie, créé avec le soutien du Kremlin en 2001, M. Poutine conduira sa liste aux législatives. "J'accepte avec gratitude votre proposition de diriger la liste de Russie unie", a-t-il annoncé sous un tonnerre d'applaudissements.

Russie unie, le parti présidentiel formé en 2001 avec la bénédiction du maître du Kremlin est donné largement vainqueur des prochaines législatives par les instituts de sondages, qui le créditent d'au moins 50 % des intentions de vote. A l'heure actuelle, cette formation détient déjà plus des deux tiers des 450 sièges de la Douma, la Chambre basse du Parlement.

Russie unie est le seul parti autorisé à faire de la publicité. Depuis le mois d'août, des panneaux publicitaires gigantesques ont fait leur apparition à Moscou et en province. "Le plan de Poutine c'est la victoire de la Russie", disent les affiches sur lesquelles figure le logo d'un ours, l'emblème de Russie unie. Avec Vladimir Vladimirovitch à sa tête, la formation préférée des apparatchiks est certaine de l'emporter haut la main.

Dotée d'une majorité constitutionnelle à la Douma, Russie unie pourra aisément faire passer des amendements à la Constitution qui iront dans le sens d'un renforcement des pouvoirs du chef du gouvernement.

Et les Américains essayent de se convaincre que ce n'est pas si grave!!!!

Washington s'inquiète de la "concentration du pouvoir" en Russie, a déclaré la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, dans un entretien publié, lundi 1er octobre, par le New York Post.

Interrogée par le quotidien sur d'éventuelles velléités de la part de M. Poutine de se transformer en "dictateur à vie", Mme Rice a estimé qu'elle ne pensait pas que l'hôte du Kremlin tenterait de changer la Constitution. "Il dit qu'il ne modifiera pas la Constitution. Je le crois. Je pense qu'il ne la changera pas", a-t-elle déclaré selon une transcription de son entretien émanant du département d'Etat.

"Je pense que l'inquiétude en Russie aujourd'hui, c'est la concentration du pouvoir au Kremlin", a-t-elle dit avant d'ajouter : "Il est tout à fait évident qu'il n'y a aucun contre-pouvoir."

On ignorait si Mme Rice s'était exprimée avant ou après l'annonce de M. Poutine lundi, selon laquelle il conduirait la liste de son parti aux législatives du 2 décembre. La Maison Blanche a refusé de s'exprimer sur la possibilité que M. Poutine devienne premier ministre en 2008, estimant qu'il s'agissait d'une affaire intérieure et se contentant de demander des élections libres et démocratiques.